Globe Shoe

La Ville de Terrebonne annonce avec fierté un projet ambitieux alliant patrimoine et développement social. L’ancienne manufacture Globe Shoe, témoin de l’ère industrielle, est préservée et revalorisée pour accueillir pas moins de 37 logements.

Projet de 37 logements abordables dans 2 bâtiments isolés :

  • Construction d’un nouveau bâtiment de 6 logements sur le terrain de l’ancien atelier mécanique s’harmonisant avec l’architecture du cadre bâti environnant;
  • Requalification du bâtiment existant avec des composantes d’origine et des éléments architecturaux distinctifs afin d’y aménager 31 logements.

Revitalisation de la rue Chapleau

La revitalisation de la rue Chapleau, porte d’entrée du Vieux-Terrebonne, accompagnera cette transformation avec des infrastructures modernisées et un aménagement paysager.

Un clin d’œil à l’histoire locale, puisqu’il y a 100 ans, la Globe Shoe a joué un rôle majeur dans la reconstruction du Vieux-Terrebonne après le grand incendie de 1922.

Érigé en 1917 par la Ville de Terrebonne, sous l’initiative du notaire et ex-maire Ernest-Séraphin Mathieu, le bâtiment fût loué puis vendu (1925) à la manufacture de chaussure « Globe Shoe Ltd.» (de 1917 à 1938). Il fut ensuite revendu (1955) à la « Biltrite Furniture » qui y fabrique du mobilier de bureau.  Fait notable, il fût aussi le lieu de production de l’unique voiture sport québécoise, la « Manic GT » (1969-1970).

La Globe Shoe retrouve donc son rôle de pilier dans la revitalisation urbaine de ce secteur de la Ville.

Patrimoine

La manufacture Globe Shoe fait partie de l’inventaire du patrimoine bâti de Terrebonne.

Le présent bâtiment fait partie du grand projet de requalification de la Globe Shoe qui vise non seulement à affecter une vocation résidentielle à cette propriété, mais aussi à favoriser l’accessibilité au logement en y incluant des logements abordables.


Démolition

Deux annexes de la Globe Shoe font l’objet d’une demande de démolition au comité de démolition : la chambre à huile, située dans la cour arrière, ainsi que l’élévateur dans la cour latérale droite.

Avis public – Demande de démolition

En cours

Le Comité de démolition étudiera cette demande lors d’une séance publique qui aura lieu le 15 septembre 2025 à 19h00, à la salle du conseil de l’édifice Louis-Lepage, au 754, rue Saint-Pierre.

Conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (R.L.R.Q., c. A-19.1) et au Règlement numéro 1012 régissant la démolition d’immeubles, toute personne qui désire s’opposer à cette démolition doit, dans les 10 jours de la publication du présent avis, soit au plus tard le mercredi 14 septembre 2025, faire connaitre par écrit son opposition motivée au greffier de la Ville, de l’une des manières suivantes :

Par courriel :
[email protected]
Avis d’opposition
Greffier, ville de Terrebonne
775, rue St-Jean-Baptiste Terrebonne (Qc) J6W 1B5

Par la poste:
Greffe et affaires juridiques (Comité de démolition)
Ville de Terrebonne
775, rue Saint-Jean-Baptiste
Terrebonne (Qc) J6W 1B5

Annexe 1 | Chambre à huile

Les chambres à huile dans les bâtiments industriels de 1917 jouaient un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des machines. À une époque où l’industrie était fortement mécanisée, notamment dans les secteurs du textile, de la métallurgie et de la chimie, ces espaces servaient à stocker et distribuer les huiles nécessaires à la lubrification des équipements. Leur présence permettait un entretien centralisé, facilitant le travail des ouvriers chargés de maintenir les machines en bon état de marche. Ces chambres étaient aussi conçues pour répondre à des exigences de sécurité : les huiles étant souvent inflammables ou toxiques, elles étaient stockées dans des pièces ventilées, parfois ignifugées, afin de prévenir les incendies et les émanations dangereuses.

Annexe 2 | Élévateur

Les monte-charges installés dans les bâtiments industriels faisaient partie intégrante des fonctionnalités indispensables à la bonne marche des opérations. Fabriqués avec des matériaux robustes mais aujourd’hui dépassés, ces appareils reposent sur des systèmes parfois obsolètes, comme des treuils manuels ou des moteurs à faible rendement. Désormais, ils présentent souvent un niveau élevé de vétusté en raison de leur conception ancienne et de l’usure accumulée. Dans le présent contexte de conversion du bâtiment, ils ne sont désormais d’aucune utilité.

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